Afin de concrétiser l’approche de la directive européenne sur la lutte contre les violences faites aux femmes la Belgique donne l’exemple. Son plan national a été adopté avant la directive européenne de 2024. Le plan intrafrancophone de 2025-2029 a suivi.
Quant au Portugal, il montre le résultat que peut donner la force de pression exercée par les associations pour arriver à des décisions nationales, en particulier après la covid.
1-Une approche intégrée de la lutte contre les violences faites aux femmes : l’exemple de la Belgique
La Belgique offre un exemple intéressant. Son Plan d’action national contre les violences fondées sur le genre adopté avant la directive a permis de renforcer la prévention, de développer les centres de prise en charge des violences sexuelles, d’améliorer la formation des magistrats et des policiers et d’adopter une législation innovante, notamment la loi sur le féminicide.
Le plan intrafrancophone belge 2025-20294 constitue une approche intégrée de la lutte contre les violences faites aux femmes. Il s’inscrit dans la continuité des engagements internationaux de la Belgique, notamment la Convention d’Istanbul. Il cherche également à répondre à l’évolution des formes de violence et aux besoins exprimés par les professionnels de terrain et les associations. Il traduit une orientation politique qui considère les violences faites aux femmes comme un problème structurel de société, et non comme une succession de situations individuelles.
Le plan s’articule autour de quatre axes d’action complémentaires : la prévention, la protection des victimes, la prise en charge des auteurs de violences et la coordination des politiques publiques.
La prévention constitue un élément central de cette stratégie. Les autorités souhaitent agir avant que les violences ne surviennent en sensibilisant la population, en développant l’éducation à l’égalité, au respect et à la vie affective relationnelle et sexuelle dès le plus jeune âge, ainsi qu’en luttant contre les stéréotypes sexistes. Ce plan veut faire face aux cyberviolences et aux discours de haine. Le plan repose sur l’idée que les violences faites aux femmes trouvent leur origine dans des rapports de pouvoir inégalitaires entre les femmes et les hommes, entretenus par des normes sociales et des discriminations persistantes.
Le deuxième axe vise à renforcer la protection des victimes. Le plan prévoit d’améliorer l’accès aux services spécialisés, aux hébergements d’urgence, aux soins, à l’aide juridique et au soutien psychologique afin de garantir une prise en charge plus rapide et plus adaptée. Il marque également une évolution importante de la notion de victime en reconnaissant les enfants exposés aux violences conjugales comme des victimes à part entière. Cette reconnaissance, fondée sur les connaissances scientifiques relatives aux conséquences des violences sur le développement de l’enfant, implique une adaptation des dispositifs d’accompagnement afin de mieux répondre à leurs besoins spécifiques.
Le troisième axe concerne les auteurs de violences. Si le plan réaffirme l’importance des poursuites judiciaires, il met également l’accent sur la prévention de la récidive. Il encourage une meilleure collaboration entre la police, la justice et les associations spécialisées et prévoit le développement de programmes de responsabilisation destinés à favoriser un changement durable des comportements. Cette approche traduit une conception plus globale de la lutte contre les violences, qui cherche à protéger durablement les victimes en réduisant le risque de nouvelles agressions.
Le quatrième axe est consacré à la coordination des politiques publiques. Les autorités considèrent que la lutte contre les violences ne peut être efficace que si les différents acteurs – institutions publiques, services de santé, enseignement, police, justice et secteur associatif – travaillent de manière concertée. Dans un contexte institutionnel belge marqué par une répartition des compétences entre plusieurs niveaux de pouvoir, le plan cherche à renforcer les mécanismes de coopération, le partage d’informations, le suivi des actions et l’évaluation des résultats afin d’assurer une plus grande cohérence des interventions.
Par ailleurs, le plan adapte les politiques publiques aux évolutions de la société. Il accorde une place importante aux cyberviolences sexistes et sexuelles, dont les effets peuvent être aussi graves que ceux des violences commises dans l’espace physique en raison de leur diffusion rapide, de leur caractère répétitif et de leur impact durable sur les victimes. Il adopte également une approche intersectionnelle, reconnaissant que certaines femmes – notamment les femmes en situation de handicap, les femmes migrantes, les femmes âgées ou en situation de précarité, ainsi que les personnes LGBTQIA+ – peuvent cumuler plusieurs facteurs de vulnérabilité. Cette approche vise à adapter les réponses publiques à la diversité des situations et à favoriser une plus grande équité dans l’accès à la protection.
Le plan met enfin l’accent sur la gouvernance et l’évaluation des politiques publiques. Les mesures prévues sont accompagnées de mécanismes de suivi destinés à évaluer leur mise en œuvre et leur efficacité. Les autorités reconnaissent ainsi que l’adoption d’un plan stratégique ne constitue qu’une première étape et que celui-ci doit être régulièrement évalué afin d’identifier les progrès réalisés, les difficultés rencontrées et les adaptations nécessaires.
Prise en charge des victimes de violences sexuelles
Tout d’abord quelques chiffres montrant la fréquence des violences sexuelles5 : 4 femmes sur 5 ont déclaré avoir subi des formes de violences sexuelles au cours de leur vie, 16% des femmes ont été victimes de viol et 4,2% de la population a été victime de violence sexuelle par un partenaire intime.
Près de 5000 victimes ont eu recours aux Centres de prise en charge des violences sexuelles (CPVS) en 2024, soit 16% de plus qu’en 20236. 50% étaient mineurs et la moitié de ces derniers avaient moins de 12 ans. Leur situation de vulnérabilité est liée à leur parcours et à leur confrontation aux réseaux sociaux, à leur origine de familles dysfonctionnelles avec des parcours de vie chaotiques. Les garçons représentent ¼ de ces mineurs. Les agressions sont difficiles à prouver car on a moins de lésions physiques et plus d’attouchements. Une grande partie de ces violences se déroule dans le cadre familial. On évite de trop interroger les mineurs sur les détails de leur agression, pour ne pas accentuer leur état de choc, surtout lorsqu’il s’agit de cas d’incestes.
Les CPVS, crées en 2017, proposent surtout pour les mineurs, un accompagnement de 9 mois après le dépôt de la plainte et par la suite une orientation vers des services compétents.
A Bruxelles, plus que dans d’autres régions, il y a une surreprésentation des violences contre les femmes migrantes et moins contre des mineurs.
Financements du plan intrafrancophone
Le financement du Plan intrafrancophone repose sur un choix politique : aucune enveloppe budgétaire spécifique n’a été créée. Les différentes mesures sont financées à partir des budgets existants des administrations compétentes. Les campagnes de prévention relèvent ainsi des crédits consacrés à l’égalité des chances et à la promotion de la santé, tandis que les formations des professionnels sont financées par les budgets de l’enseignement, de la santé, de l’aide à la jeunesse ou de la fonction publique. Les maisons d’accueil et les centres d’hébergement sont soutenus par les politiques sociales de la Wallonie et de la COCOF, l’accompagnement psychologique relève des budgets de la santé, les actions de police et de justice sont financées par le niveau fédéral et les programmes destinés aux auteurs de violences sont principalement soutenus par des subventions accordées aux associations spécialisées.
Certains financements sont néanmoins identifiables dans les documents budgétaires. Ainsi, la COCOF prévoit 143 000 € en 2026 pour la ligne d’écoute « Écoute violences conjugales », qui offre un soutien aux victimes, à leurs proches et aux professionnels. Un montant de 181 000 € est également consacré au soutien des associations spécialisées dans l’accompagnement des victimes et la prise en charge des auteurs de violences.
Cette architecture budgétaire illustre une logique de coordination plutôt que d’investissement spécifique. Si cette approche favorise la transversalité des politiques publiques, elle rend plus difficile l’identification des moyens réellement mobilisés pour chaque mesure et complique l’évaluation de l’effort financier consenti par les différents niveaux de pouvoir.
En définitive, le Plan intrafrancophone 2025-2029 marque une évolution importante de l’action publique en privilégiant une approche intégrée fondée sur la prévention, la protection, la responsabilisation des auteurs et la coordination institutionnelle. Toutefois, l’absence d’un budget consolidé et d’une ventilation précise des moyens par mesure limite la lisibilité de l’engagement financier des pouvoirs publics. La réussite de cette stratégie dépendra dès lors de la capacité des différentes autorités à mobiliser des ressources suffisantes, à assurer une coopération durable entre les acteurs concernés et à évaluer régulièrement les résultats obtenus.
La directive européenne devrait désormais permettre de généraliser ce type d’approche dans l’ensemble de l’Union.
2-Comment combattre la violence contre les femmes au Portugal : la force des associations
La Plateforme portugaise pour les droits des femmes (PPDM), qui rassemble vingt-sept organisations de femmes au Portugal, accorde une place prioritaire à la lutte contre le fléau des violences faites aux femmes.
Dans cette perspective, la PPDM et plusieurs de ses associations membres, notamment l’AMCV (Association des femmes contre la violence), ont développé de nombreuses actions visant à prévenir ces violences, à protéger les victimes et à faire évoluer les politiques publiques.
Interventions des associations
Sur le plan institutionnel, les organisations portugaises entretiennent un dialogue permanent avec les services gouvernementaux chargés de l’égalité entre les femmes et les hommes, en particulier avec le Secrétariat d’État à l’Égalité.
Une action de sensibilisation est également menée auprès de l’Assemblée de la République, afin d’encourager les parlementaires à prendre davantage en compte cette problématique. La PPDM agit aussi au sein du Conseil économique et social, étant membre de son Conseil consultatif.
La Plateforme contribue à l’élaboration du rapport alternatif (« shadow report ») présenté au Comité des Nations Unies pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes (CEDAW), en complément au rapport officiel des autorités portugaises. Elle participe également aux sessions annuelles de la Commission de la condition de la femme des Nations Unies. Par ailleurs, elle est membre actif du Lobby européen des femmes, qui coordonne les actions des plateformes nationales des associations de femmes, ainsi que de l’AFEM (Association des femmes de l’Europe méridionale).
À l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, la PPDM mène régulièrement une importante campagne de sensibilisation dont le communiqué a été largement diffusé.
Les violences faites aux femmes revêtent des formes multiples, mais elles relèvent d’un phénomène systémique et continu qui exige une action de longue haleine. Les mentalités ne se transforment pas du jour au lendemain. Il est indispensable que la société tout entière se mobilise et cesse de considérer ces violences comme de simples affaires privées ou familiales, comme ce fut longtemps le cas. Cette perception demeure malheureusement encore largement répandue et les institutions n’assument pas toujours pleinement leurs responsabilités.
La pandémie de COVID-19 a considérablement aggravé cette situation, comme cela a déjà été mentionné. Les périodes de confinement ont contraint de nombreuses femmes à vivre enfermées avec leur agresseur, parfois en présence de leurs enfants. Le recours massif au télétravail, les restrictions de déplacement et la fermeture des établissements scolaires ont accru les tensions familiales et rendu les victimes encore plus vulnérables. La période la plus dramatique fut celle durant laquelle les écoles restèrent fermées.
Depuis le début de la pandémie, les lignes téléphoniques d’aide auraient reçu jusqu’à cinq fois plus d’appels qu’auparavant. Toutefois, malgré cette augmentation considérable des besoins, les moyens sont demeurés insuffisants et de nombreuses femmes ont dû affronter ces violences sans bénéficier de l’accompagnement nécessaire. Cette situation met en évidence l’insuffisance du soutien apporté par les pouvoirs publics aux associations qui prennent en charge les victimes. Les autorités devraient prendre pleinement conscience de l’ampleur de ce drame humain. Le nombre de situations signalées au Réseau national d’appui aux victimes de violences domestiques a doublé. Selon Rosa Monteiro, alors secrétaire d’État à la Citoyenneté et à l’Égalité, près de 70 % de cette augmentation concernait des situations de violence déjà existantes avant la pandémie. Durant cette période, l’accès aux services de protection ainsi qu’aux centres d’hébergement s’est également révélé plus difficile.
La pandémie a eu également des conséquences sur la santé des femmes des femmes enceintes. Comme dans la plupart des pays, les structures hospitalières ont concentré leurs moyens sur la lutte contre la COVID-19, au détriment d’autres prises en charge. Le Portugal figurait parmi les pays européens présentant les taux les plus élevés de mortalité maternelle, avec 10,4 décès pour 100 000 naissances vivantes. De nombreuses femmes n’ont pas bénéficié de l’accompagnement médical auquel elles auraient normalement eu droit.
Le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a appelé l’ensemble des États à adopter des mesures urgentes afin de mettre un terme à cette recrudescence des violences. Il a souligné que l’augmentation des violences durant la pandémie rendait indispensable une intervention rapide et coordonnée.
Dans la plupart des pays européens, des numéros d’urgence et des points de contact spécifiques ont été mis en place pour les femmes victimes de violences. Celles-ci peuvent également se rendre dans certaines pharmacies ou d’autres lieux facilement accessibles où elles sont orientées vers des structures spécialisées capables de leur apporter assistance et protection.
Au Portugal, la sensibilisation aux violences faites aux femmes progresse, mais la situation demeure préoccupante. Les organisations de femmes ont multiplié les campagnes d’information et de prévention afin de faire évoluer les mentalités.
Au cours des six dernières années, 316 femmes ont été tuées, dont 111 dans le cadre de violences conjugales. Autrement dit, une femme est tuée par son compagnon ou ex-compagnon tous les vingt jours. La plupart des victimes étaient âgées de quarante à soixante ans et plus de la moitié avaient des enfants. La très grande majorité des auteurs de ces homicides sont des hommes. Par ailleurs, environ 80 % des enfants victimes d’abus sexuels sont des filles.
Toutes les femmes victimes ne peuvent être accueillies dans des structures adaptées, dont les capacités demeurent largement insuffisantes. Au cours d’une année, seules 907 femmes et 727 enfants ont pu bénéficier d’un hébergement protégé. Les associations demandent depuis plusieurs années aux autorités de renforcer les capacités d’accueil ce ces structures.
Par ailleurs, tous les décès liés aux violences domestiques ne sont pas systématiquement recensés comme tels. Certains ne sont pas officiellement qualifiés de violences conjugales, ce qui contribue à sous-estimer l’ampleur réelle du phénomène.
Plaintes sans suite
En 2019, la police a enregistré 24 793 plaintes pour violences domestiques. Ce chiffre demeure inférieur aux estimations, qui évaluent à environ 30 000 le nombre annuel de femmes victimes de violences, un nombre probablement sous-estimé.
Les suites judiciaires de ces plaintes restent particulièrement préoccupantes. Environ 61 % des dossiers ont été classés sans suite, tandis que seulement 16 % ont donné lieu à l’ouverture d’une procédure judiciaire. Les condamnations définitives ne représentent qu’environ 0,3 % des cas.
L’une des principales difficultés réside dans la charge de la preuve, qui repose largement sur la victime. Les exigences probatoires demeurent souvent particulièrement élevées, obligeant les femmes à démontrer des violences parfois difficiles à établir lorsqu’elles ne laissent pas de traces physiques visibles.
De nombreuses peines prononcées sont également assorties d’un sursis ou suspendues. Ainsi, 3 510 condamnations ont bénéficié d’une suspension de peine. Certains auteurs ont effectué deux ou trois années d’emprisonnement avant de bénéficier d’un aménagement de leur peine. Cette situation nourrit un sentiment d’impunité et souligne la nécessité de renforcer la formation et la sensibilisation des magistrats, ainsi que de l’ensemble des acteurs judiciaires. Une meilleure prise en compte des plaintes permettrait sans doute d’éviter que certaines femmes, dont les alertes n’ont pas été entendues, ne deviennent ensuite victimes de féminicides.
À ces violences faites aux femmes s’ajoutent celles exercées contre les mineurs. Entre 2015 et 2019, seulement 2 444 cas de violences domestiques envers des mineurs ont été officiellement enregistrés au Portugal. Ce chiffre relativement faible laisse penser qu’une grande partie de ces violences demeure cachée dans la sphère familiale et échappe encore aux statistiques officielles.
S’agissant de la traite des êtres humains à des fins d’exploitation sexuelle, les condamnations auraient diminué de 34 % en quatre ans. Cette baisse traduit-elle une diminution réelle du phénomène ou un affaiblissement de la vigilance des autorités ? La question mérite d’être posée.
L’Europe demeure l’une des régions du monde où les femmes bénéficient du niveau de protection juridique le plus élevé. Le Portugal fait partie des pays ayant considéré les services d’accueil et d’accompagnement des victimes comme des services essentiels, surtout pendant la pandémie. Malgré ces avancées, des efforts importants restent nécessaires.
Pour la PPDM, l’AFEM et le Lobby européen des femmes, les violences faites aux femmes constituent une violation fondamentale des droits humains. Elles trouvent leur origine dans une culture sexiste profondément enracinée et entraînent des conséquences physiques, psychologiques, sociales et économiques durables. Il ne peut y avoir de paix ni de sécurité dans une société où les femmes continuent de voir leur intégrité menacée dans les espaces publics, sur leur lieu de travail, dans leur propre foyer ou encore à travers les violences et le harcèlement en ligne.
Les autorités doivent renforcer la mise en œuvre des instruments internationaux existants, notamment la Convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique, la Convention d’Istanbul, que le Portugal a ratifiée.
Cette ratification engage le Portugal à renforcer les politiques de prévention, de protection des victimes, de poursuite des auteurs et de coordination des politiques publiques. Ces efforts devraient être soutenus à l’échelle de l’Union européenne.
À cet égard, il serait souhaitable qu’une législation européenne s’inspire du principe de la « clause de l’Européenne la plus favorisée », consistant à généraliser à l’ensemble des États membres les dispositions nationales les plus protectrices des droits des femmes. La Commission européenne a récemment proposé d’aller dans cette direction, initiative que l’AFEM a pleinement soutenue.
Le renforcement de la lutte contre les violences faites aux femmes s’articule autour du Plan d’action national existant (2023-2026), aligné sur la directive européenne de mai 2024 (UE 2024/1385). Ce plan est doté de nouveaux fonds de 14,1 millions d’euros via les EEA Grants, lancés en juillet 2026. Les axes majeurs comprennent la criminalisation de la cyberviolence et des mariages forcés, ainsi que l’amélioration de l’accès à la justice. L’enveloppe, qui double celle de la période précédente, est gérée par la « Comissão para a Cidadania e a Igualdade de Género (CIG) » – Commission pour la citoyenneté et l’égalité du genre-. Plus de 6 millions d’euros sont alloués spécifiquement à la protection, à la réintégration et à l’hébergement d’urgence des victimes. Le plan inclut le lancement de programmes de soutien aux services intégrés. Des appels d’offres ont été lancés : à partir du second semestre 2026 pour le soutien aux services d’appui aux victimes et à partir du premier semestre 2027 pour la prévention de la violence chez les jeunes
Ce plan couvre également :
-La Cybercriminalité sexuelle : Criminalisation explicite du partage non consenti d’images intimes, du cyberharcèlement et de l’incitation en ligne à la haine ou à la violence.
-L’Harmonisation pénale : Intégration des standards européens et internationaux, complétée par la reconnaissance juridique de la notion de consentement pour les infractions sexuelles. Le Portugal reconnait explicitement la notion de consentement.
Avec les nouveaux moyens débloqués, qui sont toujours considérés insuffisants et minimalistes par les associations, les engagements produiront difficilement les résultats concrets escomptés. Il serait nécessaire de renforcer les budgets consacrés à la prévention, à la protection des victimes et au soutien des associations ; conditions indispensables pour faire reculer durablement les violences faites aux femmes dans l’Union européenne.
Notes et références
4 Plan intrafrancophone de lutte contre les violences faites aux femmes – Action sociale en Wallonie
5 Chiffres sur les violences sexuelles en Belgique | Institut pour l’égalité des femmes et des hommes
6 Le Soir 12 aout 2026 : Ces mineurs qui poussent la porte des centres de prise en charge des violences sexuelles.