III-ON RECONFINE (2)

Jeudi 25 juin

On fait sauter les bulles

Dès le mercredi 1er juillet, la bulle sociale s’élargit on peut organiser des retrouvailles avec 5 personnes supplémentaires par semaine. Jusqu’ici, outre la famille restreinte (des personnes qui vivent sous le même toit), on n’était autorisé qu’à revoir 10 personnes par semaine au maximum, on passe de 10 a15 personnes.

Le nombre maximum de participants, en extérieur, a été fixé à 400, à partir du 1er juillet. « Elles (les manifestations) devront toujours être statiques et se dérouler dans un lieu où les distances de sécurité peuvent être respectées », a insisté la Première ministre, Sophie Wilmès (MR). Et ne seront autorisées que sur demande préalable auprès des autorités locales. Cette capacité prévaut également pour les événements ponctuels dans l’espace public.

En revanche, les discothèques resteront fermées jusqu’au 31 août et les événements de masse demeureront interdits. Concernant l’Horeca, pas de changement annoncé : restaurants et bars pourront accueillir les clients jusqu’à 1 heure du matin maximum.

Un nombre maximum de personnes est aussi fixé pour les banquets (50) et pour les cérémonies religieuses (200) ainsi que pour les salles de spectacle (200 à l’intérieur 400 à l’extérieur). On se perd avec tous ces chiffres !

Pour toute activité il faudra s’organiser et prévoir à l’avance.

Pendant qu’on essaie d’assimiler tous ces chiffres, qui laissent une grande confusion, les autorités calculent le taux de reproduction du virus. Une personne en contaminerait trois ou quatre en moyenne, qui à leur tout en contamineraient autant. Il faut faire redescendre le taux de contamination en dessous de 1. En Belgique il se maintient sous ce seuil (0,87), il est un peu plus élevé en France (0,93), mais cela dépend des régions. En Allemagne, il est redescendu à 0,7 alors qu’il avait atteint 1,06 et même 2,88 en Rhénanie du Nord, après la découverte d’un foyer épidémique dans un abattoir, dont on a parlé. Personne n’est à l’abri d’un sursaut de l’épidémie.

L’ouverture des frontières dans les 27 pays de l’UE est maintenue.

Entretemps la vie continue. Les personnes vaquent à leurs occupations. A Bruxelles, le trafic n’a jamais été aussi dense. Des embouteillages importants se forment en fin de journée. Des rassemblements ont lieu sur les places et les terrasses des cafés sont pleines. Les belles soirées chaudes y contribuent. On voit le sourire sur les lèvres et des discussions animées. Mais cesont surtout des jeunes qui sortent le soir et fréquentent les lieux publics. Les étudiants semblent plus libres que les autres années, où juin est une période de blocus.

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