III-ON RECONFINE (1)

Mercredi 24 juin

Mauvaises nouvelles : le covid reprend dans certaines régions de l’Europe.

Les Allemands, pris en exemple par leurs voisins, sont-t-ils allés trop vite dans le déconfinement. Deux grands arrondissements de la Rhénanie du nord retournent au confinement. C’est une explosion du nombre de cas dans les abattoirs Tonnies de Gutersloh, un des plus grands du pays, qui emploient 7000 personnes. Ils seraient apparus dans les dortoirs de travailleurs en provenance de Bulgarie et de Roumanie. Avec 1600 cas d’infections, toutes les personnes ont été mises en quarantaine.

A Lisbonne, le confinement est rétabli au risque de mettre en cause la saison touristique qui commence. Certains pays ont déjà mis des restrictions aux voyages depuis une semaine. Les autorités portugaises ont reconnu leur difficulté à enrayer les foyers d’infection. Le Portugal, moins durement frappé que l’Espagne, ne comptait que 1.540 morts et 40.000 personnes contaminées.

En parallèle, 26 pays surtout de l’Union européenne, ont ouvert leurs frontières aux belges, considérés avant comme indésirables à cause de la forte poussée du virus en Belgique et du nombre élevé de morts. En plus des zones classées rouges ou vertes en fonction du degré de contamination, apparaissent les zones orange, comme Chypre, la Croatie, la Grèce, la Lettonie… qui imposent des restrictions aux belges. Seuls 5 pays sont rouges et les Belges n’y sont pas les bienvenus.

Avec toutes ces couleurs qui ne cessent de changer sur la carte, pas facile de se retrouver !

Le covid profite à certains

En Australie : un géant minier obtient le feu vert pour la destruction d’une quarantaine
de sites aborigènes

Une chose est sûre, si certains croyaient que la crise sanitaire du covid allait bouleverser les mentalités au point de nous faire songer à nous tourner vers un monde davantage écoresponsable, force est de constater que leurs espoirs ont vite été douchés.

Le patrimoine des aborigènes s’apprête une nouvelle fois à faire les frais de la loi du profit, en Australie. Le géant minier australien BHP, spécialisé dans l’extraction du fer, a été autorisé à détruire jusqu’à 40 sites chers aux autochtones australiens, au mépris du respect de terres ancestrales, vénérées depuis des siècles par tout un peuple.

En pleine pandémie, alors qu’on argumente sur la protection de la nature, un pan du patrimoine culturel et territorial des aborigènes est sacrifié sur l’autel du profit.

Délivrée par le gouvernement d’Australie-Occidentale, cette autorisation intervient quelques jours seulement après le dynamitage, par la firme Rio Tinto (autre groupe minier important d’Australie), des grottes aborigènes sacrées, qui renfermaient des trésors archéologiques datant de plus de 40 000 ans.

Il faut noter que le minerai de fer est le minerai le plus exporté d’Australie et a rapporté près de 50 milliards d’euros en 2019.

Des pratiques qui ont révolté bon nombre d’aborigènes, meurtris par la destruction de leur culture et de leur histoire li.

Aussi curieux que cela puisse paraître, il faut savoir que les représentants des Banjima, ce peuple qui habite cette contrée, avaient donné leur accord pour exploiter la zone en 2015. L’accord promettait en échange de protéger 72 sites appartenant au patrimoine culturel et territorial des aborigènes. Avec ce nouvel accord ce sont de nouveau des minorités perdantes, sans protection !

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